mardi 11 mars 2008

Tour du Collège Fortet

Après presque un mois de silence, avec de nombreux problèmes de site et d’hébergement… un léger mieux qui me permet de redémarrer un peu sur le projet… et de continuer la modélisation du Vieux-Paris.
Cette tour aux angles abattus porte tout en haut un petit pavillon carré à pans de bois.

C’est la reproduction d’un édifice parisien qui a dû disparaître au tout début du XXème siècle. C’était à cette époque un des derniers survivants des vénérables collèges de l’antique université. Choisie par Robida, on peut voir la Tour de l’Escalier du Collège Fortet, qui était situé tout en haut de la montagne Sainte-Geneviève, aujourd’hui rue Valette.

Laissons maintenant parler les polygones :



Théophraste Renaudot… une maison rondement menée…

Celle_ci n’aura pas été si longue que çà à réaliser… mais bon… d’un autre côté… il en reste encore beaucoup à faire !




Le pignon de Théophraste…

un bon début… non ?
Et encore une façade très étroite dans ce Vieux-Paris.


Maison de Théophraste Renaudot

Théophraste Renaudot, né en 1586 à Loudun (actuel département de la Vienne) et mort le 25 octobre 1653 est un journaliste, médecin et philanthrope français. Il est le fondateur de la publicité et de la presse française par ses deux créations du Bureau d’adresse (1629) et de la Gazette, journal hebdomadaire (30 mai 1631). Médecin ordinaire du roi, il fut nommé « commissaire aux pauvres du royaume ».

La maison ici reconstituée était située dans la Cité, rue de la Calande (ou Calandre), rue célèbre qui allait de la porte du Palais, rue de la Barillerie, donnant sur la cour de la Sainte-Chapelle, à la rue de la Juiverie, quartier des gens de robe, procureurs ou notaires, et aussi de cabarets.

Le journal, pouvoir des temps modernes est né là; c’est dans cette maison du XVème siècle, à l’enseigne du Grand Coq, un jour de 1631, que parut le premier numéro de la gazette, donnant les nouvelles politiques de la France et de l’étranger, signalant les événements du jour et les commentants de courtes réflexions…

Derniers polygones pour Nicolas…

Suite et fin de modélisation pour la maison de Nicolas Flamel… …dans l’état actuel de mes connaissances et surtout de ma documentation. J’avais évoqué, il y a quelque jours le fait que cette maison existait toujours actuellement, et qu’elle se trouvait être un restaurant, plus exactement l’Auberge Nicolas Flamel… étant sur Paris la semaine prochaine, j’en profiterais pour y aller faire une petit tour, et pourquoi pas, en plus de relever les détails extérieurs de la maison, essayer leur table.
auberge Nicolas Flamel

La version pour le Vieux-Paris :




La frise du Pignon…

Elément clef de la maison de Nicolas Flamel… la frise représentant Jésus-Christ ayant à ses côtés Nicolas Flamel et Dame Pernelle, entourés de personnages agenouillés.

Juste en dessous, était écrit ce texte :

“Nous, hommes et femmes laboureurs, demourant au porche, sur le devant de ceste maison, qui fut faicte en l’an 1407, sommes tenus chacun en droit de soy dire tous les jours un patenostre et un Jésus-Ave-Maria, en priant Dieu que de sa grâce face pardon aux povres pescheurs trépassez. Amen.”

Pour le moment, je n’ai modélisé que les personnages de cette frise, le texte viendra au moment du texturage.


Nicolas Flamel…

Au tour de la seconde maison… celle de Nicolas Flamel…
Beaucoup de monde le connaît ce Nicolas, surtout depuis qu’on en a parlé dans le film Harry Potter…

…mais avait-il réellement la Pierre Philosophale… le pouvoir de transmuter le plomb en or… hmmm… beaucoup de légendes et surtout de jalousies à l’époque.
Un homme érudit, travailleur et artiste hors pair… peintre et enlumineur… une hygiène de vie stricte et une morale à toute épreuve… et ce que son labeur d’exception lui offrait comme richesse lui servait à accueillir, aider par son épouse Dame Pernelle, les sans-abris et miséreux…

…alors forcément, il paraissait louche et lui ont été attribués des dons de sorcellerie qu’il n’avait certainement pas.

La maison originale de Nicolas Flamel, datant de la fin du XIVème siècle existe encore de nos jours. Elle est une des 2 plus vieilles maisons de Paris… on la trouve Rue de Montmorency.

En 1900, à l’époque où Robida fit cette reconstitution du Vieux-Paris, elle était méconnaissable. Elle avait été modifiée, surchargée et recouverte pendant des siècles.

Par chance, au début du XXème siècle, elle fût débarassée de sa gangue inesthétique et elle retrouva son aspect “presque” original.
Cette maison est aujourd’hui un restaurant qui semble jouir d’un bon prestige et être une table fort agréable… son nom ? tous simplement l’Auberge Nicolas Flamel.

Les quelques photos que j’ai pu voir de sa devanture extérieure ne m’ont pas vraiment permi de reconnaître complètement ni de faire un parallèle prècis avec la maison que Robida nous a offert dans ce Vieux-Paris.

Mais les points de différences peuvent facilement s’expliquer du fait des modifications survenues au cours des siècles… une restauration ayant pu comporter quelques différences… et le fait qu’Albert Robida a du travailler d’après des gravures du XVIIIème semblerait-il… il y a également la libre interprétation de l’artiste, mais aussi celle liée par les contraintes de fabrication de l’architecte Bénouville, également des contraintes de sécurité (sans parler des contraintes finanières).

Comme je l’ai déjà signalé dans un post précédent, ces édifices du Vieux-Paris n’étaient pas uniquement un décor à la “Disneyland”, fait de carton-pâte, mais de réelles maisons, avec au rez-de-chaussée des échoppes… un ensemble destiné à recevoir pendant plusieurs mois la visite de milliers… voire de millions de visiteurs. Il fallait que cela résiste !

Allez, trêve de bla-bla… les premiers polygones de cette demeure :