lundi 23 juin 2008

Images oubliées...

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Oups... petit oubli hier... il restait deux rendus à vous montrer, l'assemblage de toutes les maisons de la partie Vieilles Ecoles - Remparts...

Il reste encore les échoppes à terminer de texturer. Je m'en occuperais en fin de semaine, car j'ai quelques autres petites affaires à m'occuper, dont une petite serie de posters du Vieux Paris, avec le même "look" que la précédente série...
...et quelques travaux préparatoires pour une nouvelle animation de la Rue des Nations,
...et quelques essais de 3d temps réél, concernant des expositions contemporaines.

Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas demain que je commencerais à m'ennuyer ;-)
Bonne journée à toutes et tous...


La dernière... le Cabaret de la Pomme de Pin

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Certainement la moins fameuse de la rue, et pourtant ô combien fréquentée, cette dernière maison est pour moi la plus intéressante et la plus riche, du point de vue architecture médiévale, vraiment sympathique !

J'imagine le petit coin de paradis visuel en 1900 que pouvait être la Place Saint-Julien, avec d'un côté ce Cabaret qui ouvrait le passage vers le Seine et la Rue des Vieilles Ecoles, également vers la rue des Remparts, si étroite et si sombre.
En face, se trouvait la fameuse Eglise Saint-Julien des Ménestriers, avec ses échoppes accolées... et de l'autre, le pilori de Saint-Germain, la passerelle qui contournait les halles... et bien sûr... ces halles immenses... enfin, quand même moins grandes que les halles originales, qui à elles seules auraient pu couvrir tout la superficie du Vieux Paris de Robida.



Sincèrement, j'adore ce Cabaret ;-)


Le passage vers le Rue des Remparts... à noter que sur la gauche de l'image, sur le plan au sol, on distingue le tracé d'une construction, avec un escalier...
...mhhh, en fait, je n'ai absolument aucune description, aucune photo de cette partie... je ne sais pour le moment pas comment je vais pouvoir traiter cette partie, qui va jusqu'au pilori !


Le Cabaret, vu côté Rue des Remparts :

vendredi 20 juin 2008

Les dernières maisons de la Rue des remparts

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Des textures dans le ton, mais simples, pour les dernières maisons de la Rue des Remparts... avec des rez-de-chaussées identiques... des échoppes...


Estienne et Fortet...

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Au programme d'hier soir, les textures de la maison de Robert Estienne et de la Tour du Collège Fortet...

Des textures assez sobres qui tranchent avec l'orgie de pans de bois des maisons voisines...




Quelques rendus avec les maisons voisines...


jeudi 19 juin 2008

La Pavillon des Cinges

Une visiteuse du blog me faisait remarquer avant-hier une faute éventuelle... concernant l'orthographe de Cinges le Pavillon des Cinges...
...ou singes...

En effet, ce sont bien des singes qui grimpent le long de ce porteau cornier... (suivant les sources, on trouve à son sommet soit des oranges, soit des pommes...)

...mais à cette époque, cela s'écrivait bien Cinges, comme on peut le constater dans l'ouvrage de 1828 de Jules-Antoine Taschereau aux Editions Brissot-Thivars ; Histoire de la Vie et des Ouvrages de Molière...

...dont voici un court extrait :

p333 :

Depuis la fin de 1825, époque à laquelle nous écrivions ce qui précède, M. Guerard, attaché à la Bibliothèque du Roi, section des manuscrits, qui a découvert différentes pièces relatives à Molière et à d'autres auteurs, et qui doit les publier dans quelques temps, a bien voulu en communiquer une à M. Beffara, extraite d'un manuscrit contenant les noms des propriétaires et principaux locataires de beaucoup de maisons de la rue Saint-Honoré, et portant ce qui suit :
"Année 1637. Maison où pend pour enseigne le Pavillon des Cinges, appartenant à M. Moreay et occupée par le sieur Jean Pocquelin, maître tapissier, et un autre locataire, consistant en un corps d'hôtel, boutique et cour faisant le coin de la rue des Estuvées (Vieilles-Etûves), taxée à huit livres."
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Cette maison aurait été démolie 25 ans plus tôt pour cause de vétusteté ! (vers 1800 donc)

J'ai profité de cette lecture pour apprendre que le poteau cornier aurait été conservé et transporté au Musée des monuments publics.
M. Alexandre Lenoir, qui l'a fait dessiner t.III p.24, n°557 de sa description de ce Musée, pense que ses sculptures remontent à l'an 1200 !

...mais hélàs, il aurait disparu au cours de déménagements successifs... existe-t-il encore quelque part ?

J'avais trouvé au cours de mes recherches sur le web, des anciennes photos ou gravures présentant cet angle de rue... si je remets la main dessus, je ne manquerais pas de les poster ici ;-)

Au tour de Théophraste Renaudot

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Voici donc la maison du fondateur de la Gazette, Théophraste Renaudot...


Petit hic, au niveau de l'encoignure... moins choquant au moment du modeling... il semble manquer quelque chose.

En effet, il est noté dans le Guide Historique de Robida qu'il y avait une fontaine à cet emplacement... la fontaine d'amour il me semble... une sympathique attention...

...mais hélàs, sur aucune des photographies cet élément n'est présent, fût-il réalisé tardivement ?
ça semble peut probable, vu que ce Vieux Paris de Robida fût la seule chose de l'Exposition de Paris en 1900 à avoir été terminée à temps... et inauguré avant l'ouverture officielle de l'évènement...

...à suivre donc... l'enquête continue concernant cette fontaine ;-)


PS : Je viens de faire une dernière vérification dans mes archives... cet emplacement est souvent nu... mais sur de nombreuses photographies, une charette cache la vue...
...j'arrive juste à deviner sur une autre une sorte de bac avec des plantes... alors fontaine ou fleurs ? ou fontaine avec des fleurs ?

Pense-bête : il faudra que je pense à mettre les enseignes sur ces maisons... même si je n'arrive pas forcément à lire ce qui est écrit dessus... et quelques lampadaires également... ;-)

Il y avait aussi quelque ymaiges gothiques sculptées sur les pans de bois du premier étage... pas très grandes à priori, pas plus de 50 à 60 cm... mais trop petites pour que je m'amuse à les faire figurer !

Les couleurs du Vieux Paris... à l'expo 1900...

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Je profite d'une question posée par Sylvaine, pour en faire profiter tout le monde, car très pertinente, puisqu'elle revient régulièrement :

Comment savez-vous quelles couleurs il y avait à l'epoque ?

En ce qui concerne les couleurs, c'est vrai que c'est un point très délicat. En fait, dans ce cas précis, j'essaie de me rapprocher de ce que Robida avait prévu pour son Vieux Paris en 1900, et moins de l'aspect que les bâtisses originales pouvaient avoir au XIV ou XVème siècle.

Pour m'aider, il existe une série de 25 cartes postales dessinées et aquarellées par Robida (ou sa fille).

C'est ma principale référence, même si je sais pertinnement qu'il y a eu des différences au moment de la réalisation, soit par erreur, soit pour des raisons techniques, soit imposées par l'architecte M. Benouville avec qui les rapports étaient parait-il souvent tendus.

Ensuite, il existe un certain nombre de plans plus précis que ces cartes, des plans préparatoires, également aquarellés. Malheureusement, ils sont détenus par des collectionneurs particuliers, mais les seuls dont j'ai pu voir des copies m'ont quand même permis d'appréhender le style de Robida, les couleurs et teintes à employer.

Ces informations sont à croiser avec les descriptifs textes, mais hélàs assez peu nombreux.

Une dernière technique utile, mais dans certains cas, pas très précise, c'est l'interprétation des photos N&B, il existe des repères visuels pour se figurer telle ou telle couleur... mais hélàs, vu l'age des photographies et en fonction des moyens de développement de l'époque, il peut y avoir des diffénces notables d'aspect, qui entraînent forcément à des différences d'interprétation.

L'avant-dernière référence est celle de mes maigres connaissances en architecture du moyen-age, ayant déjà travaillé sur le sujet il y a quelques années.

Et la dernière source d'inspiration est forcément basée sur le "feeling" personnel, la manière de ressentir les choses, et d'essayer par moment de me mettre dans la peau du créateur ou du constructeur, et de voir quelles auraient été les couleurs que j'aurais pu faire cohabiter.

Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas fait uniquement au "jaugé"... mais quand même le fruit de réflexions, de connaissances, des recherches et de nombreux recoupement.

Suis-je près ou loin ? je ne peux le dire, mais les échos que j'ai de la part des personnes les plus au fait de cette réalisation de Robida me laissent à penser que je ne suis pas si éloigné, c'est gratifiant et très motivant... donc, je continue...